Les Happy News

Journée Happy à Mâcon !

Une belle affluence à notre Journée Happy qui s’est déroulée Mercredi 19 juin à Obione à Mâcon.

70 participants – 12 intervenants dont 25 vétérinaires, 20 éleveurs, 1 restauratrice « La Côte de Bœuf », 1 responsable Carrefour Market Charnay, Bioret, les GDS 71 & 88, La communauté de commune du Grand Charolais, Agronov, des consommateurs dont le club des communicants de Dijon, ont échangé sur la Démarche Happy.

Luc Mounier a d’abord présenté les bases scientifiques du bien être en Élevage et l’obligation pour tous de le prendre en considération, tous les jours, tout le temps, éleveurs, vétérinaires et tout intervenant en élevage.

Un point a été sur la démarche par ceux qui l’anime : Lionel Reisdorffer, vétérinaire, créateur de la démarche et président de Obione et Léna Joannes coordinatrice-auditrice de la démarche, ingénieure chez Obione.

Les Happy Vets, qui se sont engagés dans cette démarche et la font vivre dans leur clientèle ont démontré l’importance pour le vétérinaire de s’y investir et que devenir des spécialistes de la Santé plutôt que de la Maladie est une évolution obligatoire et une attente forte des éleveurs.

De toute façon nous ont lancé ces derniers, « si vous ne le faites pas, nous sommes tous appelés à disparaître et à nous approvisionner en produits lointains dont on ne maitrisera ni la qualité sanitaire, ni la qualité éthique ».

« Enfin quelque chose qui nous permet d’avoir une reconnaissance » nous a confié Corinne éleveuse dans la Loire et Arnaud éleveur dans les Ardennes nous a assuré que « dans 10 ans au plus la démarche sera une norme afin d’assurer à nos productions une existence dans le panier de nos clients consommateurs »

Enfin des acteurs de la filière ont témoigné de leurs intérêts de voir des produits identifiant le Bonheur en élevage sur leur carte, dans leurs rayons ou dans leurs assiettes.

Et c’est d’ailleurs ainsi que tout s’est terminé, autour d’un barbecue de grillades de viande Happy, de fromages issus de ces fermes où le Bonheur des Hommes et des Animaux est une valeur partagée !

 

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Le premier Happy Cheese !

Elle est arrivée la Tomme Happy. En provenance directe de Franche Comté !

Rencontre Happy Farmers – Consommateurs !

Le 7 juin 2018 au soir se tenait la première rencontre entre éleveurs et consommateurs autour d’un repas Happy.
Des éleveurs et vétérinaires Happy, des consommateurs du Club des Communicants de Bourgogne et la restauratrice de la Côte de Bœuf à Charnay-les-Mâcon.
Des éleveurs de la Loire, l’Allier et du Doubs, des consommateurs de Dijon et Mâcon, de la viande et des produits laitiers Happy étaient au rendez-vous.
Chaque acteur s’est présenté en quelques secondes et a posé une question à l’autre partie : les éleveurs se demandaient « quelle est votre vision globale de l’élevage français ? » pendant que les consommateurs se questionnaient sur « pourquoi faites-vous ce métier ? ».

L’image qu’avaient les consommateurs de l’élevage en France était plutôt négative, alors que les éleveurs passionnés vivent « comme les autres » et ne feraient pas autre chose car ils sont heureux !
Tout le repas a été rythmé par des échanges.

Et à la fin :
« C’était vraiment une bonne soirée d’échanges, très enrichissante et aussi valorisante ! » Corinne, éleveuse associée du GAEC d’Odenet, ferme Happy.
« Sincèrement merci pour ce partage, pour nous avoir permis de découvrir ces belles personnes qui se trouvaient autour de la table et qui nous ont communiqué leurs valeurs, leur amour du métier, de la terre, de la vie ! » Carole Diolot, consommatrice dijonnaise.
« Merci pour cette excellente soirée de communication et partage » Christine Bonnetain, restauratrice.
« Très bonne soirée c’était très intéressant » Alexandre Vouillot, vétérinaire Happy.
« Merci pour cette très agréable et instructive soirée … de belles rencontres et une prise de conscience pour certains de la nécessité de valoriser les éleveurs français soucieux du bien-être de leurs animaux et de la qualité de leurs produits au-delà des labels. » Sébastien Jamelot, Président du Club des Communicants de Bourgogne.


Le verbatim de la soirée du 7 juin
QUESTIONS DES CONSOMMATEURS AUX ELEVEURS

Comment les éleveurs ont été choisis pour venir ce soir ?
Les éleveurs présents au dîner ont été choisis car ils sont qualifiés Happy, ils sont Happy Farmers, et étaient disponibles pour venir ce soir et échanger avec des consommateurs. Pour devenir des Happy Farmers, ils ont été dans un premier temps pré-sélectionnés par leur vétérinaire membre du réseau Happy Vet. Celui-ci a remarqué la mise en place de bonnes pratiques au sein des élevages, ainsi que la volonté des éleveurs de constamment s’améliorer. Le Happy Vet a ensuite proposé à l’éleveur un audit d’élevage, réalisé par Obione. Suite à cet audit, tous les élevages des agriculteurs et agricultrices présents ce soir ont été qualifiés Happy.

Est-ce que vous pensez que la Démarche Happy doit simplement rester française ou s’ouvrir à l’international ?
L’entreprise Obione est présente dans toutes les régions françaises et aussi à l’international. Happy compte des éleveurs dans plusieurs régions françaises. Pour l’instant, nous n’avons ni le temps, ni les moyens de nous exporter avec la Démarche Happy. Cela pourra éventuellement se faire, mais pas tout de suite.
Avez-vous déjà priorisé un circuit de distribution ?
Pour l’instant, aucun circuit de distribution n’est priorisé, nous sommes en train de le construire. La contrainte majeure est que l’ensemble du circuit de distribution doit être coopératif et d’accord avec la démarche Happy. Il est donc plus simple, dans un premier temps, de distribuer les produits des éleveurs qui ont déjà un circuit de distribution pour la vente de leur produit.
Avez-vous toujours travaillé comme ça ?
Nous sommes passionnés, donc fondamentalement, oui. Cependant, nos parents et grands-parents ont travaillé dans des conditions beaucoup plus difficiles que les nôtres. Les bâtiments n’étaient pas aussi confortables : par exemple, aujourd’hui, les vaches laitières ont des matelas ! Grâce à la Démarche Happy, les Happy Farmers bénéficient d’une vraie collaboration avec leurs conseillers ou les spécialiste de Obione, pour l’amélioration du confort des bâtiments pour les bêtes. Le confort a un fort impact sur les animaux, tout comme sur les humains. Les éleveurs font en sorte que les bêtes bénéficient de confort, d’hygiène et de ventilation, ce qui engendre beaucoup moins de pathologies. Il peut y avoir jusqu’à 10 fois plus de pathologies dans des élevages qui négligent le bien-être de leurs animaux.
Pourquoi avoir choisi l’anglais pour le nom de la démarche « Happy » ?
Parler du bonheur des vaches n’est pas habituel ! Il était donc plus facile pour tous de parler de « Démarche Happy » que de « Démarche Bonheur », tout en faisant passer le message de façon très facilement compréhensible par tous.
Concernant le côté financier pour acheter des produits Happy, comptez-vous vous étendre aux supermarchés ou seulement rester dans les boucheries ?
Les produits Happy ne sont pas forcément plus chers, même si une commission est possible dans la vente des produits. Les différents circuits de distribution sont en train d’être étudiés. A l’avenir, l’équipe Happy souhaite organiser plus d’événements pour favoriser les relations entre les éleveurs et les consommateurs afin de communiquer sur ces points en toute transparence.
Quelles analyses et quels traitements sont réalisés sur vos animaux ou vos produits ?
En lait : Il y a deux traites par jour et le lait est analysé tous les jours. Il y a un système d’alerte si le lait n’est pas conforme, par exemple s’il contient des antibiotiques. Les laits de plusieurs fermes sont parfois regroupés. Si un des agriculteurs fournit à la coopérative un lait contenant des antibiotiques provenant d’une vache ayant reçu un traitement pour être soignée et dont le lait n’aurait pas été écarté, il se voit alors sanctionné et doit payer une amende, car le lait n’est pas utilisable. Chaque éleveur a droit à une erreur de ce type par an.
En viande : Dans les abattoirs, des contrôles systématiques sont fait sur chaque animal. Certains antibiotiques empêchent les animaux d’être abattus jusqu’à 210 jours après administration. Le délai est long, et c’est une raison supplémentaire pour faire de plus en plus de prévention pour les vaches.
Tout comme pour les humains, les antibiotiques ne sont pas automatiques ! Leur utilisation est donc limitée, raisonnée et minimale.
Pourquoi faites-vous ce métier ? Est-ce que c’est difficile ? Est-ce que c’est compliqué financièrement ? Vivez-vous correctement ? Qu’aimez-vous dans votre métier ?
Tous les éleveurs présents ont choisi ce métier dans le cadre d’une transmission familiale. « Je ne ferais pas autre chose car on est heureux ! ». « Mon père dit toujours « Liberté, je chéris ton nom » : il a tout à fait raison. » « Dans le Comté, on vit bien. » « On a besoin de donner à notre métier une autre valeur. Nos parents ont vécu la misère. » « Je ne me vois pas faire autre chose. C’est très prenant, mais je travaille à l’extérieur ! »
Question de la restauratrice aux Happy Farmers : Êtes-vous capables, avez-vous les moyens de créer un partenariat pour me fournir de la viande ?
Oui ! Certains des éleveurs présents font de la vente directe et ont déjà leur propre circuit de distribution.

QUESTIONS DES ELEVEURS AUX CONSOMMATEURS

Quelle est votre vision globale de l’élevage français ?
Les éleveurs ne sont malheureusement pas aidés. On montre surtout les mauvais, pas ceux qui font avancer les choses.
Quel serait votre élevage idéal, celui que vous voudriez promouvoir ?
Des animaux avec le sourire, de jolis prés, des animaux dehors, de la verdure, des abris dans les champs, des fleurs, des agriculteurs qui parlent à leurs vaches.
Sur quels critères choisissez-vous votre viande ?
Grâce au choix chez le boucher, à la provenance, de la viande qui n’est pas industrielle, de la viande française, en circuit court, avec une traçabilité, un code postal.

QUESTIONS DES CONSOMMATEURS AUX VETERINAIRES

Quelle image avez-vous des vétérinaires en élevage ? Qu’attendez-vous d’un vétérinaire rural ?
Professionnels qui sont à même de fournir des produits naturels, des compléments alimentaires. Nous attendons des vétérinaires qu’ils prescrivent le moins de traitements possibles et qu’ils travaillent le plus dans la prévention, comme pour nous les hommes.

Améliorer le confort de vie des animaux est parfois simple et terriblement efficace.

Apporter du jour, de l’air et une température adaptée aux animaux : il suffit d’enlever une planche sur deux du mur ! Le soleil, l’air frais et sain viennent satisfaire les besoins des animaux. Ces aménagements concernent bien évidemment les animaux en lactation et les taries.

Témoignages d’un HAPPY VETS de St Germain Laval (42)

Le bonheur parfois, c’est simple comme un mur qui s’entrouvre …

Témoignage de Frédéric Richard pour le lancement de Happy en élevage Allaitant !

Un test simple pour choisir le couchage des animaux !

Petit atelier confort dans le Cantal avec un testeur Happy Vet, Michael Delbouvry.

Et n’oubliez jamais ” si tu n’y mets pas ton fils, n’y mets pas tes vaches !

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